J-1  : Préparation à la journée de jeûne (poids : 88.6 kg – Tour de taille : 103 cm)

Déjeuner préparatoire à la journée de jeûne : léger mais avec quelques entorses aux recommandations...
Déjeuner préparatoire à la journée de jeûne : léger mais avec quelques entorses aux recommandations…

Déjeuner : Un jour avant la première journée de mon jeûne intermittent, je prépare mon organisme en supprimant autant que possible les laitages (lait, yaourts et fromages) et la viande rouge. J’essaye également d’éviter les féculents, le pain, les viennoiseries (ce que l’on appelle les 4P : Pain, Pâtes, Patate, Pâtisseries).  Voici donc mon menu pour le déjeuner : salade gourmande en entrée (salade, avocat, noix, dés de gruyère, croûtons, sauce huile d’olive + vinaigre balsamique + sel + poivre), suivi d’un filet de poulet avec petite portion de légumes bio à la poële, puis assortiment de fromages (mon petit péché mignon : première entorse) avec un quignon de pain (deuxième entorse… argh !) et enfin un yaourt au lait de brebis (les yaourts, mon 3ème péché mignon… arghh !) et deux mandarines. On peut en effet considérer que j’ai fait une troisième entorse à ma journée de préparation en prenant un yaourt (laitage) : cependant j’ai limité les dégâts en choisissant un yaourt au lait de brebis bio, donc à priori meilleur pour la santé (par rapport au lait de vache) en termes de traitements aux hormones de croissance et autres antibiotiques.

 

Nouvelle entorse aux 4P : La galette des rois !
Nouvelle entorse aux recommandations, avec un des 4P : La galette des rois !

Vers 17h00, période des galettes des rois oblige, je fais une nouvelle petite entorse (décidément, c’est pas facile de changer ses habitudes !) et je mange une part de galette des rois (bouh le vilain !).

Bon le but n’est pas non plus d’être trop stricte d’entrée de jeu, mais de faire ce premier jour de jeûne et de tenir jusqu’au bout des 24h de jeûne. J’ai confiance dans le fait qu’avec l’habitude il me sera plus facile de ne pas céder aux tentations. Je ne culpabilise donc pas et me focalise sur mon objectif principal : réussir mon premier jour de jeûne !

 

 

Pas d'entorse aux recommandations ce soir : ni laitages, ni viande rouge, et aucun des 4P !
Pas d’entorse aux recommandations ce soir : ni laitages, ni viande rouge, et aucun des 4P !

Pour le dîner vers 20h30, je me contente d’une soupe aux légumes bio, et d’une banane pour me caler un peu l’estomac pour pouvoir dormir sans ressentir la faim (aucune entorse aux recommandations ce soir !). Je rajoute également une petite mandarine histoire de me convaincre que j’ai quand même fait un repas en mangeant au moins trois trucs ce soir ! Je prends une dernière fois ma tension et mon pouls avant de m’endormir, en suivant le protocole du comité français de lutte contre l’hypertension artérielle (voir mon article – en préparation ! – sur l’évaluation de mon état de santé avant le début du jeûne intermittent). Je m’endors ensuite sans problème en lisant une bande dessinée (ma grande passion !).

 

Jour J (vendredi 12 janvier) : Premier jour de jeûne intermittent !

Seul aliment de la journée : de l'eau avec un peu de jus de citron !
Seul aliment de la journée : de l’eau avec un peu de jus de citron !

Lever 7h00 : je me prépare en 30 min puis vais à la cuisine pour préparer ma boisson de la journée : le jus d’un demi-citron dilué dans un litre d’eau ! J’ai pris une ancienne bouteille en verre (où se trouvait initialement de la limonade) pour faire ma préparation (j’évite en effet de boire de l’eau dans des bouteilles en plastique, cf. Est-il sain de boire de l’eau dans des bouteilles en plastique?). J’avale un premier verre.

7H30 : je commence à travailler à mon bureau (je travaille de chez moi). Premier avantage de la journée de jeûne : gain de temps le matin puisqu’on a pas à faire de petit déjeuner (ni préparation ni rangement, la table de la cuisine reste nickel !). Je fais une première pause vers 9h00 pour boire un autre verre de mon mélange eau + citron.

10h00 : premiers maux de tête mais légers. Je me motive pour tenir le coup en me disant que mon corps est en train d’éliminer les toxines, et je me lève pour aller boire un autre verre de ma bouteille afin d’aider mon organisme à éliminer. Je fais un petit passage aux toilettes pour uriner et me remets ensuite au travail après une courte pause.

 

12h00 : les maux de tête s’amplifient et je commence à ressentir les premières sensations de froid ainsi qu’une fatigue importante qui m’empêche de me concentrer davantage sur mon travail ; je décide donc de faire une pause de 15 min pour me reposer, boire un verre (d’eau bien sûr) et enfiler un pull (il est vrai que nous sommes en hiver aussi). J’en profite pour faire une nouvelle pause pipi (je bois régulièrement pour aider mon corps à éliminer les toxines, donc il est normal d’aller plus souvent aux toilettes).

13h00 : les maux de tête persistent, et j’ai de plus en plus de mal à me concentrer et à fixer l’écran d’ordinateur. Je frissonne encore légèrement malgré le pull.  La sensation de fatigue est vraiment trop importante à présent. Je décide donc d’arrêter de travailler (j’ai quand même réussi à bosser un peu plus de cinq heures non-stop avec l’estomac vide, c’est déjà bien !) et m’allonge dans mon lit sous la couette pour me détendre et me réchauffer (c’est l’avantage de travailler de chez soi !). Ne parvenant pas à m’endormir, je décide de regarder un peu la TV de mon lit, puis de bouquiner. Je me lève juste de temps en temps pour boire un verre d’eau +citron. Le fait de ne plus avoir à me concentrer sur une tâche me permet de mieux supporter les maux de tête et la fatigue. Vers 16h00 je refais mon mélange eau + citron et entame mon 2ème litre de ce bien maigre breuvage. Petit à petit je me sens un peu mieux et mon état redevient supportable.

17h30 : mon fils rentre de l’école avec mon épouse et vient me voir dans mon lit. Nous en profitons pour jouer ensemble pendant une bonne demi-heure. Bizarrement cet effort physique me fait du bien et me fait presque oublier les inconforts du jeûne. Je décide donc de sortir pour faire une petite ballade de 30 minutes avant le dîner (faire de l’activité physique modérée pendant la journée de jeûne fait plutôt du bien en fait, et en plus ça aide l’organisme à attaquer plus tôt ses réserves de graisse). Une fois rentré de promenade, je consulte mes emails depuis ma tablette dans mon lit (après avoir à nouveau bu), jusqu’environ 19h00.

19h00 : je vais dans la cuisine pour discuter avec mon épouse et préparer mon repas (frugale !) de rupture du jeûne : quelques légumes bio (3 petites carottes, une poireau et deux petites pommes de terre) cuits au bain-marie avec un cube de bouillon de poulet bio (pour donner du goût), et un peu de persil. Quel bonheur de laver mes légumes et d’éplucher mes deux petites pommes de terre !! J’apprécie énormément ces quelques légumes et bois le bouillon jusqu’à la dernière goutte ! Je me sens relativement calé même si mon estomac me fait ressentir qu’il mangerait bien un ou deux trucs en plus… 🙂

Le reste de la soirée se passe bien, et je me couche vers les 22h00 sans problème pour m’endormir. Ah si un petit détail pas très glamour mais qui mérite tout de même d’être mentionné (les médecins de l’antiquité ne disaient-ils pas que c’est dans les selles que l’on voit qu’un homme est en bonne santé ou non ?). Eh bien j’y suis allé avant de me coucher, et pour la première fois depuis bien longtemps je coula un magnifique bronze…

 J+1  : Reprise en douceur et verdict de la balance !

Lever 7h00 : je me lève sans problème et sans faim particulière, si bien que je me dirige vers mon bureau pour travailler quelques heures, le temps que ma petite famille se réveille tranquillement. Puis vers 9h30, je prépare mon petit déjeuner habituel (œuf à la coque et mouillettes, jus d’orange, café et une petite tranche de pain avec du beurre et du miel). Euh petite rectification, ce samedi mon épouse a mixé le jus d’orange avec une banane… Mais quel bonheur ce petit déjeuner ! J’ai retrouvé les sensations que j’avais eu lors des quelques jours de jeûne que j’avais expérimenté il y a un an environ, à savoir : le plaisir de manger, avec une exaltation du goût et de la saveur des aliments, un bien-être et une énergie retrouvée, et l’envie de vivre pleinement la journée à venir ! Je suis tellement bien que j’en oublie presque ma séance de marche rapide de 11h00 !…

"Mais t'as mangé du lion ce matin ou quoi ?" - "Non, j'ai jeûner !"
« Mais t’as mangé du lion ce matin ou quoi ? » – « Non, j’ai jeûner ! »

10h45, il ne me reste plus que 10 minutes pour me préparer : en temps normal, j’aurais laissé tomber… mais là, j’ai une telle pêche que je décide de me préparer en deux temps trois mouvements et de filer à ma séance de sport, même si je dois arriver un peu en retard. Et devinez quoi ? J’avais une telle énergie pendant cette séance qu’une des dames avec qui je marche m’a lancé : « Mais t’as mangé du lion ce matin ou quoi ?« . Eh bien non justement, c’est plutôt le contraire… mais comment expliquer que la raison de ce regain d’énergie vient de mon jeûne de la veille, et pas d’un énorme steak que je me serais enfiler juste avant de venir à ma séance de sport ?

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